08/05/2020 | Plume de cœur - La Bijouthèque

Je n’ai jamais idolâtré quelqu’un au point de l’ériger en modèle inspirant. J’admire en revanche une multitude de personnes, pour des raisons divergentes. Vous savez, ces personnes que l’on dit « inspirantes ». Quand j’ai rencontré Ségolène, lors d’une réunion d’entrepreneurs chevronnés, elle m’a d’emblée tapé dans l’œil. Déjà, je la trouvais très belle. Joliment sapée, fraîche, et rigotte. Ensuite, quand je l’ai écoutée présenter son activité : elle m’a estomaquée. Un brin stressée, mais fichtrement passionnée, elle m’a littéralement envoûtée. Ségolène, avec La Bijouthèque, propose à ses clients, professionnels et particuliers, des offres pour valoriser vendre et dénicher la pièce unique. Tout en modestie, elle a créé la première agence française du bijou ancien et d’occasion. Ses services sont multiples : de la photographie de bijoux au community management pour les antiquaires specialisés, jusqu’à la vente de bijoux destinés à la fonte en passant par le personal shopping joaillier.

Ses mots étant posés, nous avons naturellement sympathisé. Au cours de charmantes soirées avec les copines, Ségolène poursuivait son tour enchanteur. Armée de ses outils, elle nous apprenait à découvrir les bijoux de nos grands-mères enfouis dans nos tiroirs. Curieuse de nature, j’étais aussi particulièrement assidue à la leçon, car, cette même année (l’an dernier), avec Scrib’Assistant en Or, on s’est épousés. Et pour vous mettre dans la confidence, porter une alliance insignifiante ne nous parlait guère. En revanche, dégoter THE anneau, avec une histoire précieuse et des émotions enfouies, là, on tenait quelque chose. Vous avez compris la suite : Ségolène a été la fée magicienne qui m'a permis de dénicher la bague qui me plaisait, datée de 1925. Merci Ségolène. Je pense à ton accompagnement discret, tes conseils avisés, et ta délicatesse touchante dès que je cligne de l'oeil en direction de mon anneau magique...

Parce que c’est précisément cela qui anime Ségolène : valoriser le patrimoine. Avant de se former à l’Institut National de Gemmologie de Paris, elle a œuvré dix ans dans le secteur du tourisme, notamment dans la gestion de projets tourisme et loisirs. Fatiguée par les exigences politiques et les procédures administratives, c’est un coup de foudre sur un stand de bijoux dans une brocante qui joue l’électrochoc et l'incite à quitter son job et se lancer à son compte. Il y avait urgence : sa passion pour le patrimoine et sa conscience citoyenne se rejoignaient dans cette cause. Privilégier les achats de seconde main pour leur valeur patrimoniale et pour leur capacité à remettre du vertueux dans le cycle de la joaillerie.

Et puisque Ségolène était en train d’inventer son propre métier : elle n’a eu d’autres choix que d’entreprendre, avec deux enfants en bas âge. Rien que ça. Bah voui, moi je suis admirative. 

L'interview débute sous la photo... par la question 1 :-) 

  1. Quel sens donnes-tu à ton activité ?

Je n’ai pas peur de parler de mission ou de cause au sujet de mon activité. C’est par amour des bijoux anciens et dans le but de les sauvegarder au maximum que j’ai imaginé les services de La Bijouthèque. A mon échelle je prétends militer pour leur préservation car ils représentent un patrimoine en péril. Il fallait pour cela me former à la gemmologie, à l’histoire du bijou.

 

  1. As-tu une « morning routine » avant de te débuter tes journées ?

A mon grand dam je ne suis pas capable de routine ! Cela ne correspond pas à mon caractère. J’aime la variété des tâches, l’irrégularité du planning, les jours avec et les jours sans. Cependant, au réveil je rédige ma to-do list du jour en buvant mon café au lait puis je m’occupe de mes enfants et les emmène à l’école. A mon retour je m’attèle à cette liste avec beaucoup d’implication. J’ai d’ailleurs besoin de régulièrement prendre du recul pour me recentrer et cibler les priorités.

 

 

 

  1. Quelles sont tes astuces pour que ton entreprise perdure et que tu affrontes les défis ?

M’entourer de personnes qui partagent ma passion et d’autres qui sont en accord avec mes valeurs. Elles m’inspirent, me portent, me boostent. Je pense à mon réseau de partenaires professionnels et à tous les entrepreneurs que je côtoie via différents cercles. De même, je communique et prospecte de façon très ciblée, cela me permet d’avoir des relations de travail agréables et sereines avec mes clients.

 

  1. Une playlist pour travailler ?

Impossible ! Pour moi la musique doit me faire danser ou frissonner, donc si je travaillais en musique, je finirais par me lever de ma chaise pour me déhancher, rire ou pleurer ! En revanche, il m’arrive d’écouter des podcasts sur l’entreprenariat ou la joaillerie.

 

  1. Confie-nous une réussite ? Un échec ? Un rêve ? Et que t’ont-ils appris ?

A chaque fois que j’arrive à embarquer une personne initialement hermétique au bijou dans mon univers, c’est pour moi une petite victoire. Plus précisément, le lancement récent, avant le premier anniversaire de La Bijouthèque, de ma boutique en ligne de bijoux anciens est ma réussite de ce début 2020. Il s’agit d’une vraie sélection de pièces qui partaient à la fonte et que je propose à mes clients de sauver pour leur offrir une nouvelle vie !

L’un de mes rêves serait de développer le Personal shopping joaillier dans le domaine de la joaillerie d’occasion. Les personnes ne sont pas encore habituées, mais je crois que c’est une expérience à vivre.

J'ai organisé une super conférence au Palais des Arts à Vannes l'an dernier avec une historienne de l'art et du bijou sur une thématique passionnante; le réemploi, la transformation et la transmission du bijou à travers l'histoire. Il y avait peu de monde malgré la communication mise en place dont un plateau télé ! Finalement, ma communication était trop large, le public pas assez ciblé. J'aurais dû mettre en place des partenariats avec les publics adaptés. Je réfléchis depuis à de nouveaux formats et collaborations. C'est un coup dur quand tu y crois et que tu investis temps et argent mais ça oblige à se remettre en question, à imaginer de nouvelles solutions.

 

  1. Si tu étais un bijou, lequel serais-tu et pourquoi ?

Je serais sans doute un bijou de sentiment, un bijou porte-souvenir, très en vogue au XIXe siècle. Une cassolette par exemple. Il s’agit d’un médaillon ouvrant dans lequel glisser une photo ou une mèche de cheveux de l’être aimé. Ou tout simplement une médaille gravée. Ces bijoux me plaisent autant pour leur côté romantique que pour les éléments documentaires dont ils regorgent; dates de naissance, de mariage, noms des époux, messages personnalisés… Autant de traces de leurs porteurs et de leur histoire qui rendent ce patrimoine si personnel et intime…

Merci Ségolène pour ces mots précieux ! 

A vous de cliquer à présent.

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